lun 4 juin 2007
Législatives : les internautes interviewent les candidats !
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MonDammartin.com à sélectionné 10 questions posées par les internautes sur les 48 envoyées. Merci à tout ceux qui ont participé !
Les questions ont été envoyées aux candidats (PS-Modem-UMP). Voici les interviews :
Tags : Election, Interview, Jean-François Copé, Législatives, Monique Papin, Yannick Peran






Le mardi 5 juin 2007 à 09:57
Bonjour cher confrer blogueur.
J'aimerais vous empunter cette liste de question, pour un article.
A vrai dire les réponses des candidats m'importe peu. Seules les questions me semble intéressantes à donner matière a discution.
Ai-je votre autorisation ?
Le mardi 5 juin 2007 à 10:14
Vous pouvez utiliser ces questions si vous citez et linkez la source. N'hésitez pas à nous envoyer un mail si vous avez d'autres questions !
Le mardi 5 juin 2007 à 11:02
Je suis heureuse de voir que ma question a été selectionné ! Vivement les réponses !
Le mercredi 6 juin 2007 à 11:01
La mienne n'a pas été prise tant pis !
En tout cas certaines questions sont vraiement intéressantes et mérite d'être posées !
Le mercredi 6 juin 2007 à 13:19
Très bonne idée votre interview des candidats par les internautes ! Un vrai comparatif avant l'heure du vote !
Le blogueur de champigny : www.monchampigny.com
Le mercredi 6 juin 2007 à 13:23
Je viens de voir que ma question est critiquée sur le blog de Fabien.B ! Je vois que les étudiants sont toujours autant considéeé !
Sachez Fabien, que la politique c'est justement le fait d'apporter une réponse à des problèmes que l'on rencontre dans la vie de tous les jours !...... Si vous voulez d'un débat de fond sur les institutions vous n'avez qu'a regarder LCP !
Le jeudi 7 juin 2007 à 11:06
Heu Greg ? Je suis étudiant ! lol.
Et puis il ne faut pas se sentir visé, je parlais en général d'une tendance qu'on les gens a ne voir que les "problèmes" qui les concernent directement. Et poser une question en la formulant comme telle : "bonjour, je suis étudiant, que comptez vous faire pour les étudiants ?" revient a dire "bonjour, vous comptez faire quoi pour moi ?". Voilà, c'est tout. En tant qu'étudiant j'aurai d’ailleurs certainement à dire, et de manière toute aussi légitime, sur ce que c’est être étudiant. Je m'éloigne du sujet législative un instant, mais je dirais juste une chose, pour moi on ne peut pas rendre compte par le seul qualificatif d’étudiant de la diversité des études que l'on peut suivre (d'ailleurs vous ne dites pas quelles études vous suivez) et surtout les conditions dans lesquelles ont les suit : certaines études sont financées par l'Etat, certains étudiants sont obligé d'emprunter pour les payer d'autres de travailler d'autres encore ont des bourses, certains ont accès à un logement (mise a dispo par papa maman, ou logement étudiant) d'autre doivent subir des heures de transports en communs, certains ont accès à des moyens de travail conséquents (recherches, matériel, stages…) d'autres n'ont rien, etc. Il y a beaucoup d'inégalité dans les études... On pourrait développer, le sujet est vaste et complexe. Et pour commencer à répondre il faudrait être précis sur la question, et en tout cas certainement plus que « que comptez-vous faire pour les étudiants ? »
A part ça, Je ne suis pas d'accord sur votre vision de la politique. Apporter des réponses aux problèmes "de la vie de tous les jours" comme vous dites, c'est UNE partie de la politique. La politique c’est aussi une vision de la société, une considération des questions idéologiques et presque philosophiques liées à l'humanité et sa condition, des considérations qui dépasse la petite vie de chacun. Et je préfère croire que ce sont ces considérations qui priment sur la pensée politique de nos législateurs, que les problèmes de voisinage ou de trains de Monsieur Machin ! En tout cas il ne devrait pas être donné à l'élu (quel qu'il soit) charge à lui seul de trouver les solutions à TOUT !
Lorsqu'il s'agit de problèmes techniques, pratiques, NOUS, en tant qu'individu, citoyens, habitant (ou ce que vous voulez), avons aussi notre responsabilité, et la capacité d'agir, et de trouver une solution. Si nous ne sommes pas compétent à trouver une réponse que le problème nous dépasse, alors le recours à nos élus est une solution effectivement. Mais, je le répète, à condition que l'on ne puisse rien faire, et que l'élu aussi puisse faire quelque chose ! Enfin commençons déjà par réfléchir pour soi, (et aussi pour les autres avec les autres…)
Pour ces législatives, les candidats à la députation nous parlent beaucoup de choses qui concernent des questions particulières à la région, et aux gens de la circonscription. Et certainement que l'expérience du local influe sur les propositions de lois et décrets et la façon dont nos députés les votes à l'Assemblée. Mais c'est oublier que les questions se règlent a l'échelle de la Nation, et pas de la circonscription. Il me semble en cela qu'un maire, qu'un élu régional est un meilleur interlocuteur que ne peut l'être le député. Et je mets donc fortement en doute la capacité des candidats à la députation, à répondre aux problèmes, soulevés à travers le questionnaire de MonDammartin.com, en tant que député ! Je reproche aussi aux candidats (notamment ceux qui sont déjà élus), de s’attribuer les mérite de résultats obtenus par le biais d’autres mandats (notamment en tant que maire, élu à la région, membre d’association…). Ce brouillage dans les compétences que l’on attribue, et s’attribuent eux-mêmes ces hommes et femmes de « pouvoir », me dérangent quand même beaucoup.
Il faut se poser la question de quel est le rôle du député, et comment agit-il une foi élu : quelle est sa place et son influence dans son groupe politique, et quel est l'influence de son groupe politique dans l'hémicycle ? Quelle est sa capacité à produire des propositions de lois ? A travailler sur certains sujets en commission ? Etc.
Les candidats répondent-ils à cela ? En tout cas il me semble qu’aucun des trois candidats interrogé ne met en perspective les problèmes abordés et un quelconque texte de loi… hors n’est ce pas là leur premier travail : la loi ?
Le jeudi 7 juin 2007 à 11:44
Une dernière chose pour préciser ma pensée sur ces législatives.
Je pense que la campagne est mauvaise. Je m'explique.
Nos députés sont amenés a légiférer sur des questions de société, qui vont de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, à la loi sur l'avortement, au port de voile à l'école (loi sur la laicité), le droit de retrait, le travail ou l'euthanasie, etc. Ces questions, aujourd'hui c'est a nos députés, et à nos candidats députés, de les porter à la population. A eux de poser la question, créer le débat, et écouter les réponses et les attentes des gens sur ces questions. Car le député, est notre lien le plus direct vers ces questions qui concernent toute la société dans laquelle on vit, et desquelles on ne devrait pas être mis à l'écart. Or dans la campagne actuelle l'attitude n'est pas l'initiative des cadidats a suciter ce type de questions, mais a écouter les doléances sur des questions pratiques. On a été à l'inverse. Et on se rend compte qu'il y a un décalage réel entre le niveau des questions posées par les internautes, et celles que l'on serait tenté d'entendre s'exprimer.
Alors je ne dis pas que les questions sur les transports, les étudiants, la pollution ne sont importantes. Elles le sont, mais qu'on les laisse aux communes, ou à la Région...
Le jeudi 7 juin 2007 à 12:44
Fabien B., vous ne devez pas avoir reçu les mêmes documents électoraux que moi dans votre boîte... Il y a des candidats qui ne parlent que des problèmes locaux, et d'autres qui parlent des deux. C'est la même chose dans les réunions publiques (plusieurs partis) auquelles j'ai assisté cette semaine et la semaine dernière. Et c'est la même chose dans les réponses aux questions de ce blog. Par exemple sur la question des étudiants, tous (il me semble) parlent de politique nationale, même si certains sont plus précis que d'autres.
On ne peut pas le reprocher seulement aux candidats de ramener ça au problème local, car c'est souvent les gens qui leur parlent de leur rue ou de leur village! Et le candidat qui ne leur répondra pas il passera pour quelqu'un qui ne connait pas ses dossiers!
Je ne vois pas pourquoi il faudrait opposer le local et le national, le député a forcément une influence auprès du local. Alors qu'avoir une influence auprès du national c'est réservé à un plus petit nombre...
Le jeudi 7 juin 2007 à 16:56
Et bien non Henri je ne suis pas d'accord.
On peut opposer local et national. Ce sont des considérations différentes, parce que les intérêts ne sont pas les mêmes que l'échelle n'est pas la même !
Et pour un député c'est au niveau du pays que ça se passe. Et c'est sur la nation qu'il a une influence (qui a dit qu'ils étaient peu lol). Parce que sa mision est de voter les lois qui vont avoir une influence sur la vie de TOUS les français !
Si, et je dis bien si, le député a une mission auprès de la population locale c'est de ramener le débat national auprès des administrés de sa circonscription... et non l'inverse.
Si il est question du local, et surtout des réponses a des problèmes rencontrés en local, le député ne peut y répondre que très indirectement. Et encore. Les véritables interlocuteurs de ces questions, sont les élus... locaux : maires et élus municipaux, conseillers généraux, conseillers régionaux.
Parler du local dans une campagne ou il est question du national, c'est jouer sur des arguments qui n'ont rien à faire là, et surtout rien à faire dans le débat. Et si les candidats font des promesses sur des problemes locaux, c'est par intérêt électoral, et ce qu'on appelle (si je ne m'abuse) du clientélisme.
A part ça je ne dis pas que les personnes qui sont candidats aux législatives ne pourraient rien faire aux problèmes sités, mais pas en qualité de député.
C'est pour ça que les arguments présentés par les candidats sur des points précis de politique locale, sont pour moi une escroquerie.
Et si j'en fais le reproche a la classe politique j'en ai tout autant envers le public. Quand je dénonce la façon de ramener les questions a des sujets égotiques, c'est bien les gens qui posent ces questions que j'accuse, pas les politiques. Eux je leur reproche d'aller dans le sens de leur électorat et donc de dévoyer le débat.
Et non je n'ai pas reçu les mêmes documents puisque je suis dans la 5eme circonscription (Meaux-sud). lol.
Le jeudi 7 juin 2007 à 19:32
Bonjour,
Je pense que nombre d'internautes sont dans l'erreur, en considérant que les candidats à la députation doivent se pencher sur les problèmes locaux, et qu'en les y encourageant ils font tourner un cercle vicieux.
Pour cela il y a les élus locaux (commune, département, région)
Un député, c'est fait pour voter les lois dont le budget, contrôler l'exécutif, éventuellement le censurer et mener des enquêtes parlementaires.
Tant que nous aurons un scrutin par circonscriptions, nous en serons là: des parlementaires obligés de déserter leur fonction principale pour poupouner leurs électeurs, faire du clientélisme afin d'avoir une chance d'être réélu.
PS: Fabien, étant lui même étudiant, n'est sûrement pas porté à les mépriser. Mais qu'un député s'occupe de la condition étudiante en général est une chose.
De la vie des Meldois qui étudient à Paris, non. Pour cela il y a la ville de Meaux et le conseil régional
Cordialement.
Le jeudi 7 juin 2007 à 19:51
Dernière intervention de ma part.
Je relisais la réponse d'Henri. "[...]Par exemple sur la question des étudiants, tous (il me semble) parlent de politique nationale, même si certains sont plus précis que d'autres."
Il faudra m'expliquer un jour, comment on peut répondre précisément à une question qui ne l'est pas (précise)... ^^
Le vendredi 8 juin 2007 à 00:00
Juste pour un commentaire sur vos remarques très intéressantes :
C'est totalement vrai, le candidat député est pris entre deux feux. Le seul et unique rôle institutionnel du député est national : voter les lois, la censure, la confiance et les différents budgets. Certes une connaissance du terrain est là nécessaire (d'où un éventuel mandat local supplémentaire)mais il ne faut pas confondre les fonctions.
Pour autant, parler d'escroquerie sur les propositions locales me paraît excessif pour deux raisons. Le première est un peu fallacieuse : les députés ont un réel rôle de pression sur les différents ministères et institutions. Le lieu de création d'un hôpital ou la pression sur la SNCF pour améliorer des lignes est dans la pratique dans son pouvoir à défaut d'être dans ses compétences. Deuxième raison, les institutions favorisent ce type de pratique et de dérives locales, qui confinent parfois au clientélisme, par l'octroi des réserves parlementaires, qu'un député peut distribuer à son gré à des associations ou pour des projets particuliers. Et là on est en plein dans le local. Avant donc de revoir le mode d'élection du député, il me paraît essentiel de revenir sur ces possibilités très antidémocratiques de clientélisme débridé...
Le vendredi 8 juin 2007 à 09:37
Salut Mr Peran, ca fais plaisir de vous voir sur ce blog !!! Un élu qui viens nous parler sur MonDammartin, ca c'est cool !
Dommage que je ne puisse pas encore voter, jvou laisse, jdoi révisé le bac !
Le samedi 9 juin 2007 à 23:52
J'ai relevé cela de Yannick
[Le première est un peu fallacieuse : les députés ont un réel rôle de pression sur les différents ministères et institutions. Le lieu de création d'un hôpital ou la pression sur la SNCF pour améliorer des lignes est dans la pratique dans son pouvoir à défaut d'être dans ses compétences.]
Mais c'est aussi du clientélisme, cela! ça signifie que le député sera tenté (tous ne le font pas) de peser pour que telle ou telle infrastructure soit posée là où ça les arrange électoralement parlant, et pas là où l'intérêt général le commande!
La "réserve parlementaire", c'est un scandale absolu au niveau des principes. Mais quant au coût et aux sommes en jeu, c'est dérisoire: à peu près 1 euro par habitant de la circonscription. Alors que peser pour qu'une IRM soit installée dans l'hôpital de la ville "qui vote bien" plutôt que là où au final ce serait le plus rationnel, cela coûte bien plus cher même si c'est "invisible"